Comment dire ….
Le sport demeure le sport. Et puisque cette histoire a fait couler autant d’encre, aussi bien y ajouter une touche personnelle.
Bien qu’encore une fois, certains de mes mots seront interprétés négativement, par ceux qui veulent essayer de lire entre les lignes des mots ou des intentions souvent inexistantes. Toutefois, cette sortie égoïste, voire même utopique de la part de Burrows, ne servira peut-être pas à réunir les deux grandes solitudes du sport ; soit les athlètes et entraineurs d’un coté et les mal-aimés officiels de l’autre, mais elle aura tout même réussit à nous faire pencher un peu plus dans le monde de chacun de ses intervenants, exprimant leur passion pour le sport d’une façon différente.
C’est dans cette optique que je fais ici une analyse très large de l’affaire Burrows, mais également des frontières qui séparent les quatre grands intervenants du sport. ( L’athlète, l’entraîneur, l’arbitre et l’amateur ).
De ces trois intervenants par contre un seul est indiscutablement indispensable … c’est-à-dire l’athlète !!! Et malgré tout l’enthousiasme et parfois l’arrogance du coach qui m’habite, je sais cela, et je m’attends à la même chose des autres intervenants autour de moi, qu’ils ou elles soient entraîneurs ou officiels. Par contre, je sais également que tous travaillent pour la même cause, tous ont la même passion et tous rendent le sport toujours plus beau, plus grand et plus magique. Tous, en autant que nos erreurs, que nos victoires et que nos philosophies … s’appuient sur la même idéologie sportive, celle qui valorise l’athlète, ses rêves, ses efforts et ensuite ses accomplissements.
Cela dit, je ne peux pas être d’accord avec la sortie publique de Burrows, un millionnaire du sport qui fait une telle sortie, avant même d’en parler avec ses dirigeants, les dirigeants de la ligue ou tout simplement avec l’individu concerné, ne mérite pas un tel traitement de faveur ( 2500$ seulement pour avoir mit la LNH dans le pétrin, ainsi que de discréditer toute la profession des arbitres professionnels et même amateurs, c’est bien peu pour un Millionnaire qui vit grassement de son sport, et bien davantage ! ). Burrows avec ou sans raison valable, a fait passer son ÉGO devant ses coéquipiers, devant son organisation et devant son sport. Et cela est impardonnable ! Qu’il soit joueur, entraîneur ou arbitre !
Cependant, à la lumière des nombreuses reprises vidéos, il ne faut pas être un arbitre professionnel où sur place, pour comprendre, que les punitions appeler contre Burrows en fin de match (2), dont la dernière tout à fait fictive, étaient tout simplement une attaque personnelle, d’un être humain versus un autre, une vengeance, une leçon … appelé cela comme vous voulez, mais ce n’était certainement pas juste des “mauvais calls” ou de simples erreurs d’interprétations. Auger ( l’homme ou l’arbitre ) voulait prendre Burrows en défaut, il le voulait tellement qu’il a trouvé le pire moyen pour y parvenir. C’est-à-dire, mettre son intégrité momentanément de coté au profit de son propre égo, ou de sa propre justice. Le pire moyen, le pire endroit et à un bien mauvais moment. Vous en conviendrez.
Est-ce que l’intention de Auger était de donner le match à l’adversaire ? Probablement pas. Est-ce que l’intention de Auger était d’exclure Vancouver des playoffs ? Probablement pas. Et tout les experts vous diront que tout ce passe trop vite pour penser à cela, et je suis bien d’accord ..car s’il (Auger) n’a pas eu le temps de penser aux conséquences, il n’a tout simplement pas eu le temps de comprendre que sa façon d’agir serait scrutée à la loupe et jeterais une ombre sur sa propre carrière, mais également sur toute sa profession. Du simple coté sportif, c’est une conséquence “effet papillon” qui a privé incontestablement Vancouver d’un point et qui les privera peut-être des playoffs. Et à ce niveau Burrows a raison de dire qu’il s’agit davantage qu’un match ou du sport, cela représente des millions de dollars et plusieurs individus. Parieurs, amateurs, organisateurs, … Tout cela pour satisfaire un ÉGO versus un autre. Sur le plan du sport professionnel, c’est une grave erreur avec un impact majeur, que l’on soit en séries de fin de saison ou non, mais sur le plan amateur, … plusieurs penseront que ce n’est qu’un détail, qu’une bonne leçon de temps en temps, à CE coach-çi, ou à ce joueur là, leur fera du bien …… ??? Mais entre vous et moi, est-ce le poids des millions vaut plus que le poids des rêves, des efforts et des sacrifices !?? Parfois pour une leçon donnée à un seul, combien seront puni également ? Une situation vous viens en tête particulièrement ? Comme joueur, entraîneur ou même amateur … on a tous eu un jour ou l’autre, cette impression d’injustice de la part de ces “maîtres du jeu” que sont les officiels. Cette impression justifiée ou pas en certaines occasions, fait pour moi partie de “la game”, elle fait partie des souvenirs et du Sport avec un grand “S” !!! Et j’accepte ce fait avec autant de recul que possible, et mon admiration pour les officiels en est que plus grande en acceptant ce fait, relié a ce pouvoir immense sur le jeu.
Cependant, ce qui me fâche davantage, et ce qui risque également de déformer mon article en boulet rouge sur la profession des arbitres, … c’est le discours des arbitres eux-mêmes ( spécialistes, anciens officiels, etc..etc.. ), je suis convaincu que la très grande majorité des officiels, TOUS peut-être, je veux bien le croire aveuglément, sont des intervenants responsables, professionnels et intègres, y compris Auger. Par contre, Vous n’êtes pas obligé de me vendre la PERFECTION MORALE de ces êtres humains, pour me convaincre de cela …. car c’est en martelant ce discours de sourds que vous perdez toutes les oreilles des sportifs ( joueurs, entraineurs, amateurs ), c’est en insistant sur une prétendue intouchable intégrité, que vous vous éloignez de ceux qui n’ont pas ce pouvoir sur le match, un pouvoir que vous seuls détenez.
Je m’explique. Dans les derniers jours, nombres de panellistes, anciens officiels, spécialistes des règles du jeu, et bien d’autres intervenants passionnés reliés par la profession d’arbitrage, ont défilés sur les tribunes télévisuelles ou radiophoniques en commentant les évènements survenus, non pas dans ce seul et unique match, mais en plaçant toutes les interprétations au sens large du sport. Et c’est en écoutant ceux-çi, en essayant tant bien que mal d’entendre un officiel, au moins un, qui aurait eu l’honnêteté de dire que C’EST EFFECTIVEMENT POSSIBLE ! Que OUI c’est effectivement possible qu’un être humain, peut importe la tâche ou les responsabilités qui l’incombe, puisse agir en être humain. Malheureusement, ce “statement”, cette affirmation, n’est jamais venue. Comme si on plaçait une puce spéciale dans la tête de ces intervenants qui détiennent un très grand pouvoir entre les mains. Une puce, qui ne cesse de répéter le même message contradictoire.
D’un coté de la médaille vous dites ne pas vouloir être jugé sur vos décisions, sur vos erreurs en situation de jeu, en prétextant que … vous êtes humains et que l’erreur est humaine… ET VOUS avez tout à fait raison, car cela serait injuste, envers vous et envers le sport. Mais de l’autre coté de la médaille, vous pouvez affirmer sans la moindre hésitation, que l’arbitre, qu’un officiel professionel ou de haut niveau, NE PEUT PAS se laisser emporter par ses émotions, que son intégrité est toujours SANS FAILLE …… ??? SANS FAILLE !? Pourquoi, l’officiel serait LE seul intervenant sportif à l’abrit de ses émotions ? Il n’y a rien de honteux d’avouer l’humanité de sa profession, bien que cela puisse parfois être dommage, pourquoi nier que la personnalité, que le caractère, …et même l’orgueuil humaine peut influencer vos décisions ?
Auger à fait une erreur, devant la face du monde sportif … pas une erreur de jugement, mais une erreur d’intégrité, il à fait passer son ego et sa personne devant son sport et sa profession. Devrait t’il être condamné ? Crucifié et lynché sur la place publique ? Assurément pas ! Mais on ne devrait pas en faire un secret d’état, car s’il y a eu une telle erreur, il doit y avoir une sanction, … la sanction pour un athlète, c’est la défaite … c’est l’inexorable fatalité de la défaite, de la fin d’un rêve individuel mais aussi très souvent collectif ! Et il en est de même pour l’entraîneur. Pour les officiels qui sont déjà au sommet, et bien souvent toujours évalués par ses pairs, quelle sera la sanction ? Ne vous y méprenez pas, car il y aura sans doute une sanction. Mais cacher ces détails dans la gestion de la profession n’est pas la meilleure façon selon moi d’attirer le respect et la sympathie des amateurs et des autres intervenants.
Encore une fois, en terminant, pour moi l’athlète est le seul intervenant indispensable au sport, cela va de soi ! L’athlète est le véhicule principal de son sport, il en est la seule et unique figure de proue. Sans lui, les autres intervenants, n’existeraient tout simplement pas. Ce qui ne diminue pas leur importance pour autant.
Pour moi l’entraîneur est ni plus, ni moins, que le moteur du sport, quel qu’il soit, il le décortique, il l’analyse, il le rend meilleur et un peu plus magique, c’est aussi le vendeur de rêves… ceux des athlètes et ceux des amateurs. Tandis que l’amateur est tout simplement l’essence même du sport et devient donc sa véritable raison d’être.
Où donc se situe ”l’arbitre”, les officiels ou les juges la-dedans ? Selon moi, il n’est ni au début, ni à la fin … mais en plein coeur de tout ceci. Un rôle ingrat clameront certains ? Moi, je dis plutôt qu’il n’y a rien d’ingrat à detenir les pleins pouvoirs ! Non !? L’athlète peut s’entraîner toute sa vie, et sacrifier bien plus que ce que vous pourriez penser pour réaliser ses rêves. L’entraîneur peut s’investir, coeur et âme pour son sport, pour ses athlètes, aveuglément sans même voir tout ce qu’il échappera au passage … Personne, sans l’avoir vécu lui-même, ne peut imaginer le sacrifice humain que ces gens peuvent faire au nom du sport et des rêves sportifs …… mais au bout du compte, l’espace d’un moment … à chaque moment, tout cela, sera placés dans les mains, dans la tête … et dans le coeur, d’un autre intervenant, celui qui est à la fois juge et juré.
Il n’y a rien d’ingrat dans cela, n’est ce pas ? Mais c’est quand même injuste, que de placer autant de pouvoir dans les mains de ces hommes et de leur demander la perfection, peu importe laquelle, quelle soit morale ou sportive.
C’est pour cela que ces hommes en gris, ou zébrés, avec un sifflet ou une carte de pointage, méritent toute mon admiration et celle de tous les autres intervenants. Mais vous n’êtes pas obliger de nous vendent la perfection, car c’est cette imperfection qui vous rendes vous les arbitres si indispensables, et cette imperfection qui rend le sport si magique, si humain. Vous comprenez ?
Mais comme toujours, ce n’est que mon opinion que je partage avec vous.